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Décroissance

J'actualise cette note pour vous parler d'un livre que je viens de terminer et que je conseille vivement à tous ceux qui veulent tous savoir sur les raisons et les moyens de la décroissance ou de la simplicité volontaire. Moins verbeux, moins théorique que les ouvrages de Latouche, il a été écrit par un ingénieur qui privilégie une approche pratique et directe du problème.

Un de mes passages favoris: "La décroissance, sans se résumer à cela, passe au niveau individuel par la simplicité volontaire.  Il s'agit de prendre la solidarité au sérieux en ayant un mode de vie qui soit généralisable, qui pourrait être partagé par tous à l'échelle planétaire."


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Pour ceux qui n'auraient pas le temps de lire les excellents Survivre au développement (très petit livre pour les gens pressés) ou Le pari de la décroissance, de Serge Latouche, voici un interview qui introduit assez bien le thème.

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Commentaires

  • Bonjour,
    A la recherche d'informations sur la décroissance afin d'approfondir ma connaissance et compréhension personnelle, j'ai été ravie de tomber sur votre commentaire traduit du livre de Richard Heinberg "Powerdown" et surtout ravie que vous citiez ce livre parmi les livres à lire sur la question de la décroissance. Car Richard Heinberg poursuit bien cet objectif (celui de la décroissance) dans son livre même si le titre n'utilise pas le mot growth.
    J'ai été surpris par un commentaire de Serge Latouche dans son son livre "le pari de la décroissance" qui dit la difficulté à trouver une traduction en anglais pour le terme de décroissance.
    Je vis en Irlande depuis 2 ans et je suis devenue membre et volontaire d'une organisation qui s'appelle "Cultivate, living and learning centre" implantée dans la ville de Dublin. Leur but est d'informer, former, sensibiliser aux problèmes de l'environnement et aux questions du développement durable.
    J'ai ainsi fait connaissance avec l'approche qu'ils ont du devéloppement durable, leurs partenaires tel que FEASTA.
    Ils organisent des évenements qu'ils appellent Powerdown qui consistent en des conférences, des ateliers et dont l'idée est de réfléchir à pourquoi, comment modifier notre style de vie, à agir autrement et comment.

    Tout ça pour vous dire que après lectures et réflexions, je pense que le mot powerdown correspond assez bien à la notion de décroissance et que je me demandais si Serge Latouche connaissait les livres de Richard Heinberg qui n'est pas cité dans son livre "le pari de la décroissance" alors qu'il est assez bien connu de ce côté-ci ainsi qu'en Amérique pour ses travaux.
    Y a t il moyen de connaitre l'avis de Serge Latouche par rapport à cette réflexion ?

    Les personnes qui animent l'organisation "Cultivate" sont intéressées pour mieux connaitre les mouvements français correspondant à la notion de "Powerdown". je compte les informer sur le travail de Serge Latouche et les différents mouvements liés à la "décroissance".

    Je serais intéressée de connaitre votre point de vue relatif aux deux bouquins que je viens de citer ci-dessus puisque vous les avez lus et appréciés.

    merci
    Julie LE BIHEN

    Si vous avez l'occasion je vous invite à visiter le website de : www.cultivate.ie; www.feasta.org

  • Bonjour Julie et merci pour votre commentaire et vos liens.

    Je ne suis pas un spécialiste et à mon humble avis, la différence entre Latouche et Heinberg est que ce premier a une approche économique et philosophique de la décroissance, il la considère comme une nécessité sociétale.

    Heinberg est d'abord préoccupé par la déplétion des ressources pétrolières et sachant que demain nous aurons moins d'énergie qu'aujourd'hui, notre monde actuel basé sur une économie abondante et bon marché ne sera plus possible.

    Cela dit, la différence n'est pas si grande, Latouche cite Heinberg (The party is over), les deux citent Meadows (Limits to growth) et une des inspiration majeure de Latouche est Nicholas Georgescu-Roegen (La décroissance: entropie-économie-écologie).

    Le fait que Heinberg ne cite pas Latouche est que peut-être il ne lit pas le français ;-)

    Quant à la difficulté de traduire le terme, Latouche dit déjà ne pas être totalement satisfait du terme décroissance alors qu'il faudrait parler d'a-croissance comme on parle d'a-théisme. La décroissance ne semble être qu'une économie à rebours alors que a-croissance évoque un changement de paradigme.

    Powerdown évoque clairement le domaine de l'énergie, c'est pourquoi j'ai un peu de peine à traduire "décroissance" par "powerdown".

    Il semble que je ne soit pas le seul dans ce cas:

    - Dans un article de la version anglaise du Monde Diplomatique, le traducteur traduit par "degrowth". http://mondediplo.com/2004/11/14latouche

    - Wikipedia parle de "décroissance soutenable" en français et "uneconomic growth" en anglais

    Mais clairement, ces approches sont complémentaires et se renforcent mutuellement. On pourrait parler de convergence de preuves, et si ces concepts n'allaient pas contre les intérêts des oligarchies qui dirigent la planète, les choses seraient bien plus claires et surtout mises en pratique.

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