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Sommes-nous arrivés à la croisée des chemins ?

Cette année nous sommes parvenus à plusieurs tipping points[1] (points de basculement sociologiques) dans différents domaines liés au pic pétrolier, au climat et à leur perception par le public.

Cette prise de conscience arrive malheureusement un peu tard, au moment où nous sommes arrivés au sommet du pic.

(La suite est déconseillée aux personnes sensibles ou qui croient encore au Père Noël. Si vous pensez que tout va bien ou que tout ira pour le mieux, épargnez-vous cette lecture, elle ne vous fera pas changer d'avis. Ce texte résume mon point de vue sur la situation et est destiné aux gens qui se posent des questions sur la pérennité de notre mode de vie.)

Cette constatation a été faite à la dernière réunion de l'ASPO (Association pour l'étude du pic pétrolier) à Cork en Irlande. Je n'étais pas sur place et cette note se base largement sur un rapport de Julian Jackson posté sur The Oil Drum[2].

1: la bataille est terminée, les piquistes ont gagné. C'est ce qu'a dit James Schlesinger, ex-secrétaire US à l'énergie, ex-directeur de la CIA. Son témoignage est d'autant plus intéressant qu'il fait partie de ceux qui pensent que la technologie va nous sauver.

2: un gros vide doit être rempli. Durant les 10 dernières années, nous n'avons trouvé qu'un baril de pétrole pour 3 consommés. Les puits atteignent leur pic en moyenne à 54% de déplétion, l'Arabie Saoudite en serait à 41%.

3: les initiés convaincus que les réserves sont largement surestimées. Lorsque les pros et insiders se retrouvent entre eux et que les langues se délient, ils admettent que les projections de croissance sont surestimées. Les optimistes pensent que le pic de production sera à 90-100 millions de barils par jour (83 aujourd'hui, à plat depuis un moment), et les méga-projets prennent du retard.

4: Il n'y a pas assez d'uranium. Le physicien du CERN Michael Dittmar[3] a montré, en utilisant des chiffres officiels, qu'il y avait juste assez d'uranium pour augmenter la part de l'énergie nucléaire de seulement 0.3% par an, et pire, les inondations d'une grande mine canadienne vont provoquer une pénurie dans les années à venir. Il a également balayé toutes les évolutions nucléaires prometteuses.

5: La raison peut-elle prendre le pas sur notre conditionnement évolutif ? Nate Hagens a analysé notre déni du problème. L'évolution nous a fait favoriser les gains à court terme concernant la nourriture et la procréation au détriment de la planification à long terme. Notre compulsion vers les plaisirs immédiats qui entraînent généralement une dépendance et une accoutumance exigeant un toujours plus.

6: changement climatique et charbon. Il a été reproché aux modèles du GIEC de se baser sur des ressources importantes de pétrole et de gaz qui, une fois brûlées, pourraient nous faire passer au-delà de l'augmentation de 2°C et nous mener à la catastrophe. Malheureusement, s'il n'y a pas assez de pétrole pour le faire, il y a par contre assez de charbon, si nous le brûlons, nous allons avoir des sérieux problèmes. La Chine fabrique 2 centrales à charbon par semaine. Les technologie de capture du CO2 à la source augmentent le coût de 30% et réduisent l'efficacité de 10%. Il n'y a pas de solution idéale, il faudra déployer toutes les possibilités.

7: je rajouterai que les faits montrent que nous avons atteint le pic de production du pétrole conventionnel, probablement définitivement.[12]

Et les énergies renouvelables ? Très bien, mais il faudrait augmenter leur production à la vitesse grand V pour qu'elles soient autre chose que marginales et la question du rendement énergétique se pose pour la plupart.

Vous pouvez aussi penser qu'il n'y a pas le feu à la maison et que à consommation courante il y a encore pour 30 ans de réserves prouvées, mais c'est ignorer une chose fondamentale: passé le pic, la production baisse, et encore pire, la consommation des pays producteurs augmente, d'où une baisse bi-exponentielle des exportations. En d'autres termes, si la production diminue de par exemple 5% par an, que la consommation intérieure croît de 2.5% par an, chiffres réalistes, alors la diminution des exportations chute vertigineusement, un pays passant d'exportateur à importateur en moins de 10 ans[4]. 

On pourrait aussi rajouter à ces points la "crise de confiance en l'économie", doux euphémisme pour parler du sentiment qu'ont de plus en plus de gens que le système financier actuel est fait pour plumer le petit peuple. Je ne parle même pas du climat qui s'emballe, de la rapidité de fonte de la banquise, des stocks de céréales au plus bas et une situation géopolitique explosive, mais ce serait trop déprimant de s'étendre là-dessus.

Ce qu'il faut retenir c'est que nous arrivons à un moment unique de l'histoire de l'humanité: nous n'avons jamais été confrontés à un cumul de problèmes d'une telle ampleur, d'une telle gravité et d'une telle complexité. On peut arguer sur ces problèmes, en minimiser certains, étudier des solutions, mais globalement ça ne changera rien, qu'une seule des catastrophes annoncée se réalise et nous sommes sérieusement dans les ennuis, et si une se réalise, d'autres vont suivre sous la poussée de l'effet domino.

Le fait est qu'il est trop tard. Depuis des décennies on tente de nous prévenir. Des études ont été commanditées. Nous n'avons rien fait, ou si peu. Dans leur dernière mise à jour, les auteurs du rapport du Club de Rome mettent dans le même livre une ultime mise en garde avec un chapitre optimiste sur la façon dont la communauté occidentale a su si bien réagir à la menace de la destruction de la couche d'ozone. Mais ce n'était qu'un problème bien identifié (CFC) pas un château de carte déséquilibré.

En plus, les problèmes qu'on pourrait peut-être résoudre, d'un point de vue technique, sont peut-être ceux dont on ne devrait justement ne pas régler. Il y aura de moins en moins d'énergie ? C'est une bonne chose, cet excédent d'énergie est ce qui rend possible la majeure partie des autres problèmes. Même une énergie 100% propre ne nous empêchera pas de piller la planète et tuer toute vie qui gênerait notre expansion, mais je me suis déjà exprimé sur ce point[5].

Nous sommes donc à la croisée de chemins, arrivés à l'ultime carrefour qui mène dans des contrées étranges, des terres sauvages ou au bord d'un gouffre vertigineux. De toute façon, la route goudronnée s'arrête après quelques kilomètres, quel que soit le chemin (sauf pour les cornucopiens et les économistes).

De l'autre côté du carrefour, la belle autoroute bordée de panneaux publicitaires alléchants mène tout droit au fond du gouffre, mais auparavant elle promet un parcours légèrement sinueux autorisant tout de même de belles accélérations et de superbes pointes de vitesse, sauf qu'il n'y a pas de voie d'arrêt d'urgence, et la pente escarpée est au bout, ce ne sera pas beau à voir et on sera aux premières loges.

Il y a une alternative qui consiste à prendre l'autoroute à bord d'un véhicule hi-tech, consommant 2 litres au cent sans dépasser 100km/h, je la trouve simplement hypocrite, favorisée par ceux qui veulent encore nous vendre du rêve, son seul but est de faire durer notre plaisir plus longtemps, la conscience tranquille, au détriment des autres habitants de la planète et des générations futures.

On peut aussi partir pour Sirius, mais ce serait se priver d'un spectacle unique et gratuit, ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de vivre la fin des temps ;-)

La route qui mène aux terres sauvages n'est pas avenante, elle traverse des forêts denses et des déserts, j'y reviendrai plus tard.

Le chemin vers les étranges contrées, mène on ne sait où, le chemin est très étroit et il faut tout abandonner pour le trouver, il faut se dépouiller socialement, physiquement et mentalement, seule une minorité s'y aventurera.

Halte, me direz-vous, il existe d'autres chemins !  Ce n'est qu'une question de prix. Que tous nos savants se penchent sur le problème, qu'on leur donne une fraction des moyens dédiés à la guerre et ils trouveront une solution! Faisons intervenir, comme d'habitude lorsqu'un problème se pose, des experts renommés, même si généralement ce sont les mêmes qui ont créé le problème, ils apporteront de géniales solutions qui ne feront que reporter ou escamoter le problème. Les techno-sciences nous ont menés à ce point, il est illusoire de croire qu'elles nous sauveront. On va crier à l'hérésie, j'ai osé critiquer la science, via un ordinateur de surcroit, je n'ai plus qu'à retourner dans une caverne ou grimper sur un arbre. Il n'y a plus de dialogue possible, la majeure partie des gens sont totalement aveuglés et accrochés à leur mode de vie. Qu'on le remette en cause et les arguments les plus irrationnels et les plus violents fusent.

Alors asseyons-nous autour d'une table, discutons, votons des lois, mettons des taxes, interdisons, limitons, punissons, manifestons, luttons, utilisons les ressources des sciences sociales, propagandons, convainquons ! Dansons au bal des eunuques[6], acoquinons-nous avec le lobbyiste, ATTACons[7], lançons un nouveau parti politique avec un programme plein d'espoir.

...

Nous essayons de trouver une solution depuis plus de 10 millénaires, depuis le début de la révolution agricole du néolithique. Les empires se sont succédé, ainsi que les philosophes, et les prophètes, et les dieux. Dans le meilleur des cas, Babylone disparaitra pour laisser la place à quelque chose de radicalement différent, dans le pire des cas il n'y aura que des cendres.

Il n'y a plus de Nouveau Monde vers lequel émigrer, plus de contrées reculées et inconnues des princes et des marchands, plus aucun endroit où rebâtir la société idéale, plus d'ile vierge où construire l'utopie.

Certains penseront que je peins le diable sur la muraille, que j'exagère, qu'il n'y a pas le feu au lac. Je réponds que si on se voile la face on ne risque pas de voir des choses déplaisantes, si on se concentre sur la routine et le futile on ne risque pas d'être dérangé par la réalité.

Que va-t-il se passer si on prend la voie large et facile du milieu, ou, ce qui revient au même, qu'on se laisse porter ?

Certains disent que notre économie va s'effondrer, nos retraites et nos épargnes fondre, les biens essentiels et les matières premières devenir hors de prix ou inaccessibles, le superflu disparaître. Les océans vont monter, des régions vont disparaître sous l'eau, les terres arables vont devenir des déserts, l'eau potable se fera rare, les maladies tropicales vont nous atteindre au coeur des cités, des centaines de millions de réfugiés vont se presser à nos portes, les épidémies du moyen âge revenir, la démocratie sera balayée, l'esclavage ressurgira, la guerre sera permanente et globale, nos cultures auront trop chaud ou trop soif, il y aura une extinction majeure d'espèces.[11]

Tout cela est possible, tout cela va arriver, chaque région aura son lot de calamités, tout cela est d'ailleurs en train de se produire, au-delà des écrans que nous avons érigés pour préserver notre tranquillité. Personne ou presque ne sera épargné.

Le tableau peint précédemment est des plus sombres mais ce n'est pas tout. Je ne crois pas/plus aux solutions politiques et/ou globales, tout à déjà été essayé à ce niveau. Il faut se résigner, à l'aube du XXIIe siècle nous ne serons pas 9 ou 12 milliards sur Terre comme le prévoient les démographes, mais peut-être à peine 1, et ce ne sera pas à cause du vieillissement de la population.

Si nous sommes autant sur Terre, c'est grâce au surplus de nourriture. C'est tout simple: nous sommes faits de nourriture. Il peut bien y avoir des famines dans certains pays, si leur population croît, et c'est le cas, c'est qu'il y a assez à manger mais que c'est très mal réparti. Ce qui a permis de dégager pareil surplus de nourriture, c'est d'abord la révolution agricole du néolithique, l'exploitation de ressources faciles d'accès, l'exploitation de la fertilité stockée dans les sols durant des millions d'années. Plus récemment, la révolution verte a mis l'accent sur l'irrigation et la fertilisation, à grand renfort d'énergie et d'engrais. Plus subtilement, notre connaissance moderne en alimentation nous permet de nourrir les gens de manière plus économe. Mais cela arrive gentiment au bout: les sols sont épuisés, érodés, les fertilisants et l'irrigation sont dépendants de la filière énergétique et nos monocultures ne sont plus adaptées au changement, notre alimentation dénaturée nous tue à petit feu et les OGM ne servent que leurs maîtres.

Surréaliste ? Sachez simplement que l'empire Maya est passé de 10 millions d'individus à quelques centaines de mille en une décennie. Les vikings du Groenland ont crevé jusqu'au dernier.[8]

Alors que faire ?

Mis à part l'évasion vers les contrées étranges, voie individuelle que je ne peux ni décrire ni conseiller, je ne vois qu'une solution: prendre le maquis.

Prendre le maquis n'est évidemment qu'une image mais le parallèle avec la Résistance est volontaire: car c'est en effet ce qu'il faut faire: résister, se préparer à survivre et combattre le système. Ce système impossible à changer, il faut l'abattre, le vider de sa substance avant que ce soit lui qui nous détruise.
Cette lutte peut prendre plusieurs formes, certaines violentes et engagées, d'autres sont à portée de tous.
La première chose à faire est de résister aux chants des sirènes: chaque fois que vous évitez un achat compulsif ou inutile, ou destructeur pour l'environnement vous contribuez à son affaiblissement. La décroissance n'est plus un terme réservé à quelques intellectuels, marginaux ou hippies tardifs: vous seriez étonné de la quantité de personnes pour qui cette idée commence à avoir du sens, à partir du moment où on décolonise notre imaginaire[9], des futurs différents sont possibles.
Nous nous sommes mis dans la merde par des milliards d'actions individuelles, c'est par des millions d'actions individuelles que nous parviendrons à renverser la vapeur. L'ordre de grandeur est volontairement différent car il sera plus facile de le faire vaciller et tomber qu'il a été de le construire. Tout le monde est conscient de la fragilité de notre monde. Quel supermarché ou entreprise de taille importante tiendrait en perdant soudainement 10% de sa clientèle ?  Ca n'a l'air de rien mais notre économie fonctionne à flux tendus, s'il y a rupture d'approvisionnement ou de consommation, cela peut être fatal. Le jeu s'arrêtera par manque de participants.

Lutter c'est aussi privilégier le local sur le global, la communauté et les rapports sociaux sur l'individualisme consumériste, la simplicité sur le gadget technologique, le naturel sur le faux, l'être sur le paraître, la qualité sur la quantité ou la durée.

Je le répète, la tempête est inéluctable, la question n'est pas de savoir si nous pouvons l'éviter mais de savoir si nous pourrons, nous et nos proches, survivre à son passage. La chance et les moyens financiers peuvent grandement aider, mais pour le commun des mortels, il faut appliquer une autre stratégie, vous pouvez, entre autres:

  • réduire votre train de vie pour qu'il soit viable avec 50% de votre revenu actuel
  • (re)localiser votre travail, vos loisirs, vos sources d'approvisionnement essentiels
  • avoir une activité qui ne dépende pas de l'activité d'autrui ou d'un mode de vie destiné à disparaître
  • construire votre réseau local, connaître vos voisins, localiser les producteurs de services essentiels
  • participer à votre communauté, discuter de votre situation vis à vis de l'énergie, l'eau, la nourriture, les moyens d'échange
  • apprendre toute sorte de connaissances utiles, savoirs, artisanats, techniques "primitives"
  • planter des arbres, surtout des oléagineux (noix, noisettes)
  • et des tas d'autres mesures[10]

Cela ressemble à un plan de survie mais gardez à l'esprit que si nos aïeux vivaient très bien avec 10 fois moins d'énergie, ils disposaient d'une nature plus vaste et plus généreuse, étaient généralement très polyvalents et aptes à subvenir à l'essentiel de leur besoins. Ce n'est malheureusement plus notre cas.

Pour voir les choses de manière plus positive, il faut se préparer à effectuer une descente énergétique non pas uniquement en réaction à la dégradation de notre environnement, mais aussi et surtout parce qu'elle est souhaitable pour notre qualité de vie. La permaculture s'inscrit d'ailleurs dans cette approche.

Cette préparation ne peut être individuelle, quoique certains pensent le contraire, les stocks accumulés de nourriture, d'armes et de médicaments ne vous serviront pas sur le long terme. Seule une communauté aux multiples interconnections,  ancrée dans sa région, libertaire, démocratique et consciente des dangers a une chance de préserver un ilot de calme.

Ces mesures ne garantiront pas un futur radieux et éternel, leur fonction est transitoire, leur objectif est de nous aider à passer à quelque chose d'autre. Ce quelque chose je n'en parlerai pas ici, sachez qu'il a existé, qu'il a fait ses preuves et que nous pourrions nous en inspirer.

DK - Octobre 2007

Repris et commenté sur Naturavox


Notes et références

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Tipping_point
[2] Présentation de Julian Jackson sur The Oil Drum http://europe.theoildrum.com/node/3022
[3] Présentation de Michael Dittmar http://imago.hautetfort.com/media/01/01/ccd43a5aad0d34b128692d127690e404.pdf
[4] Export Land Model http://www.theoildrum.com/node/2975
[5] Une énergie propre et abondante http://imago.hautetfort.com/archive/2007/02/10/une-energie-propre-et-abondante.html
[6] Livre "Le bal des eunuques - de l'impuissance parlementaire à Genève et en Suisse" http://www.decitre.fr/livres/Le-bal-des-eunuques.aspx/9782832102237
[7] Attac http://www.attac.org
[8] Jared Diamond, Effondrement.
[9] Serge Latouche, le pari de la décroissance 
[10] http://www.oleocene.org http://le-projet-olduvai.kanak.fr http://apres.petrole.online.fr/ http://www.permaculture.ch
[11] http://www.wolfatthedoor.org.uk/francais
[12] http://www.terredebrut.org/article-12700880-6.html

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Commentaires

  • Très interessante conclusion où je suis 100% d'accord avec vous...De quelle région etes vous ?

    Je suis actuellement à la recherche de gens qui sont intéréssés à entrevoir concretement ce Futur de survie de l'après Pic éventuellement à parler de solutions probables par exemple dans une sorte de blog similaire à celui de Oil Drum ou de From the wilderness pour en parler...car je n'ai pas franchement envie de faire parti de ceux qui y laisseront leur peau...et cela passe par prendre des mesures dès maintenant ou tout du moins commencer à sérieusement les envisager...un peu de la meme manière que les " Transitions Towns " qui sont en train de se mettre en place dans plusieurs villes en UK et aux USA...

  • Je suis du Valais central, en Suisse.
    Je partage l'approche des "transition towns", d'ailleurs j'essaye de lancer quelque chose dans ma commune.
    Question forums, il y a
    http://apres.petrole.online.fr/ ou http://le-projet-olduvai.kanak.fr/, et bien sur http://forums.oleocene.org

  • Oui nous sommes arrivés a différent tipping point et personne ne bouge, on continue comme de rien n'était; le roi est sans culotte mais tout le monde dit qu'il est habillé...Rires

    Des solutions existent comme partager les ressources, arrêter de polluer et de nous tirer des balles dans le pied pour mieux courir mais quand la prise de conscience sera elle assez forte ? je ne sais pas. J'espère d'un moment a l'autre. Pour l'instant nos politiques et les entreprises naviguent dans le vert, dans la préservation de l'environnement surtout communicatif...plus qu'effectif.

  • Certains auront bien du mal à se résoudre à la réalité. Toujours plus d'énergie, c'est fini ou en passe de l'être.

    Dans vingt ans, la situation aura bien changé pour toutes les énergies abondantes actuelles, d'origine fossile ou nucléaire :
    http://futura24.site.voila.fr/energie/fossile.htm

    Le peak oil, c'est maintenant avec deux fois moins de pétrole chaque année en 2030 - le peak uranium en 2025 après des années de pénurie - le peak gas en 2025 aussi - le peak coal en 2030.

    Tout beau pour le climat, s'il n'est pas un peu tard.

  • Je partage vos craintes sur notre avenir proche, surtout que j'ai 2 petites filles de 2 et 6 ans et je crains en effet que ce qu'on leur apprenne aujourd'hui ne leur soit pas d'un grand secours dans 10 ou 20 ans...
    mais j'ai aussi pu constater autour de moi que la déplétion pétrolière par exemple n'émeut encore que trés peu, surtout les + de 40 ou 50 ans.

  • Les lecteurs qui ont apprécié l’article « Sommes-nous arrivés à la croisée des chemins ? » et l’essai « La farce et le dindon » seront probablement intéressés par le texte « Le journal d’un observateur éternel », publié sur le blog Peak Energy News à la page
    http://peakenergynews.blogspot.com/2008/09/le-journal-dun-observateur-ternel.html
    et dans lequel un nouvel Eternel révèle de nouvelles Ecritures …

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