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Retour sur la question climatique

Ces temps, malgré les cyclones, malgré les sécheresses, malgré bien des mauvaises nouvelles liées au climat présent ou futur, malgré l'avancement de la recherche et la preuve d'un réchauffement plus rapide que prévu et la réaffirmation de la responsabilité humaine, j'ai le sentiment qu'on est encore loin d'un consensus global qui incluerait les scientifiques et les non-scientifiques.

Et sans consensus, pas d'action.

Il semblerait que sur ce point, les convaincus changent rarement de camp, on est sceptique ou réchauffiste et le débat concerne les indécis. Chaque camp possède sa littérature, ses sites webs et ses films pour renforcer ses convictions.

Il est vrai qu'il est extrêmement difficile d'avoir des réponses définitives sur ce sujet. Il est tout de même très technique et le climat est un champ d'étude relativement récent et une certitude absolue est impossible dans des domaines aussi complexes.

Pour le commun des mortels, dont je fait partie, il est extrêmement difficile de suivre les débats scientifiques, les avalanches de chiffres et de mesures et de déterminer qui a raison.

Ce débat, ces contradictions et ces controverses font partie du fonctionnement normal de la science et on pourrait attendre tranquillement qu'une équipe "gagne" et agir en conséquence.

Sauf que, SI le climat change radicalement ET SI l'homme est responsable ALORS nous devrions agir vite. Si le climat ne changeait pas ou si l'homme n'était pas responsable, il n'y aurait rien à faire. Même une simple analyse des coûts et des bénéfices montre que la meilleure option serait de prendre cette menace au sérieux et d'agir en conséquence.

Hélas, l'être humain n'est pas rationnel...

Georges Monbiot se pose la même question:

Inutile de le nier : nous sommes en train de perdre. Le déni du changement climatique se répand tel une maladie contagieuse.  (...) Sur Amazon.co.uk, les ouvrages niant les changements climatiques sont actuellement classés n° 1, 2, 4, 5, 7 et 8 dans la catégorie « réchauffement climatique ». Peu importe qu’ils aient été mis en pièces par les scientifiques et les commentateurs, ils l’emportent de loin sur les livres scientifiques.

Il y donne quelques éléments de réponse: la crainte de la mort nous pousse à nous protéger avec des "mensonges vitaux" ou une "armure psychologique" et à nous réfugier dans des projets d'immortalité, comme l'est notre projet de société avec sa croissance perpétuelle et son destin exceptionnel.

Se pourrait-il que, pour des raisons d'aveuglement psychologique, nous soyons capables de mener la planète et tous ses habitants à la catastrophe ?

Il faut bien admettre que depuis des millénaires, notre culture détruit l'environnement, extermine ses adversaires (humains et non humains), épuise toutes les ressources financièrement intéressantes tout en se moquant éperdument des conséquences.

Alors pourquoi en irait-il autrement avec le climat ? Je pense que la tendance naturelle de notre société est plus de nier les conséquences de nos actes plutôt que de s'inventer des contraintes contreproductives. Les conclusions logiques du GIEC seraient de freiner des quatres fers mais ils se contentent, sans grandes surprises, de proposer des mesures d'atténuation techniques au succès bien incertain.

Pour compliquer, certains objectent que le débat sur le changement climatique occulte des débats biens plus importants comme, par exemple, la perte de la biodiversité, la destruction des écosystèmes ou la surpopulation.

C'est très juste, et de plus en plus de gens ne sont pas dupes: l'enjeu n'est pas de prendre quelques degrés, la contrainte n'est pas de remplacer nos ampoules, non, c'est bien plus important et les gens le sentent sans pouvoir le verbaliser: l'enjeu est notre survie et la contrainte est une remise en question complète de notre mode de vie. Et cette vérité est plus que dérangeante, elle est insupportable et l'étude attentive du programme TV nous permet d'y échapper.

Alors, qu'allons-nous faire ? Attendre que l'évidence s'impose et que la panique nous pousse à (mal) agir ?

Je crois bien que oui...

Article repris sur Naturavox

Le réchauffement climatique - Etude critique du scepticisme

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Commentaires

  • Eh oui!! Il est peut-être un peu tard pour que la conscience collective se réveille... On s'enlise tranquillement dans une fin probable...

    Malgré l'enjeu, la conscience collective est loin d'être présente pour relever le défi de changer de cap.

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