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Enfin du miel ?

L'hiver n'est pas encore terminé et il est encore un peu tôt pour crier victoire, mais avec ces belles journées les abeilles sortent et me réjouissent le coeur.

Warre5.jpgMes trois ruches semblent avoir passé l'hiver et l'une semble plutôt en forme. Elles rentrent diverses sortes de pollens et à l'intérieur la reine doit pondre à bon rythme.

Après avoir perdu toutes mes colonies deux années de suite, je reprends espoir.

La première année, j'étais parfaitement débutant, j'ai acquis des essaims artificiels et n'ai pas fait de traitement ni de nourrissement.

La seconde année, j'ai nourri (peut-être trop) et pas fait de traitement. Aucune colonie n'a atteint l'hiver.

Cette fois-ci, j'ai fait un traitement à l'acide formique en été et un traitement à l'acide oxalique à la fin décembre. A chaque fois, je n'ai pas spécialement vu beaucoup de varroas, mais dans le doute j'ai préféré prendre toutes mes précautions. Je tenterai de nouveaux essais sans traitement lorsque j'aurai une dizaine de colonies saines et habituées à ce type de ruche.

La ruche Warré est intéressante et nécessite très peu d'interventions. La ruche n'est quasiment jamais ouverte et ainsi les abeilles peuvent contrôler parfaitement les paramètres climatiques à l'intérieur. Les cires fraiches et renouvelées en principe chaque deux ans règlent potentiellement beaucoup de problèmes sanitaires

 

Warre2010.jpg

 

Sa petite taille fait qu'elle se réchauffe facilement et les abeilles démarrent vite en saison (mais ça je ne sais pas encore si c'est un avantage).

La récolte de miel se fait en prenant l'élément du dessus et en écrasant les rayons, ce qui donne un miel plus fort en goût, avec des traces de pollen et de cire. Les amateurs apprécient.

Son inconvénient est de devoir soulever tous les éléments pour l'agrandir par le bas, et surtout, dans ma région qui est loin d'être idéale pour les abeilles (les apiculteurs récoltent en moyenne 10kg par an, dans d'autres régions ça peut être 100kg), j'ai un peu peur que la nécessité de récolter un élément entier pose problème certaines années.

ktbh.jpgJ'ai construit une autre ruche, une ruche à barrettes horizontale kenyanne, qui suit un peu la même philosophie mais l'agrandissement se fait latéralement, ce qui permet de récolter un seul rayon à miel si on le désire. Elle est aussi plus facile à inspecter que la Warré.

Ce style de ruche est très populaire en Afrique, de section trapézoïdale inversée. Les barrettes supérieures sont mises côte à côte et ferment la ruche (le toit n'est là que pour protéger le tout des intempéries). Deux plateaux de séparation mobiles permettent d'ajuster la taille de la ruche.

Elle est facile à construire et son utilisation s'est répandue sur tous les continents. Ne reste plus qu'à la tester !

Guide de construction et méthode de conduite (version Chandler, l'apiculteur aux pieds nus), vidéos décrivant les étapes de la construction. Voir aussi apiculture à petite échelle.

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Commentaires

  • Les abeilles sans lesquelles s'effondreraient nos ressources alimentaires, sont l'un des grands miracles de Mère Nature. Le miel, pour ne citer que lui, peut se conserver jusqu'à... 500 ans! Et plus encore puisque dans l'ancienne Égypte, il servait à l'embaumement et à la conservation des morts. Ces insectes au corps minuscule, dont la durée de vie n'excède pas 45 jours, ont donc la capacité de fabriquer un produit moins périssable que tout ce que l'industrie agro-alimentaire humaine a pu inventer jusqu'à ce jour! Je me souviens combien nous étions fascinés, enfants, lorsque l'institutrice nous racontait l'histoire des abeilles... Et encore ne nous parlait-on que du miel, et non de ces trésors que sont la gelée royale, la propolis et le pollen... Maintenant que les "sciences de la vie et de la terre" ont remplacé dans les écoles notre bonne vieille "leçon de choses", souhaitons que l''on continue à sensibiliser les enfants à cette richesse et à ses bienfaits. La transmission de cette connaissance est aussi l'une de nos responsabilités de parents ou de citoyens. C'est une amie à moi, Anne, qui a inventé le mot "méliophile", parce qu'à ce jour, les dictionnaires ne répertorient aucun mot pour définir les gens qui,comme nous, aiment passionnément les abeilles. L'éducation au respect des richesses de la nature passe aussi par les mots, qui sont énergie, et en trouver un digne de porter le drapeau de la passion pour la sauvegarde de nos chères petites, n'est pas chose facile. Avec Anne donc, nous avons eu beau chercher partout, nous n'avons rien trouvé de convaincant: "abeillophile", déniché au hasard du Web, c'est facile, pas cher,et ça ne rapporte rien ni à la langue française, ni à la poésie qu'il y a dans le fait d'être amoureux de ces petits êtres si ardents au travail pour le bien de l'ingrate humanité qui non seulement ne rend pas aux abeilles une parcelle du bienfait qu'elles lui donne, mais encore a fini par réussir à se faire croire que les abeilles avaient besoin d'elle pour ne pas disparaître! Bienvenue au royaume des pompiers pyromanes, ce monde à l'envers où Homo Sapiens Sapiens est devenu fou au point de scier en toute quiétude la frêle branche sur laquelle il est assis? Pesticides, produits phyto-sanitaires sur les dangers desquels on manque cruellement de recul, monoculture, frelon asiatique qui aurait été amené en Europe par une négligence fatale), ondes électro-magnétiques émises par les téléphones cellulaires en surnombre, trafic aérien jusqu'à saturation motivé par la seule rentabilité immédiate au mépris de l'équilibre environnemental à moyen terme... Ce monde, donc, qui ne sait même pas comment appeler ceux qui aiment les abeilles pour de vrai! Donc, on la dit, "abeillophile", ce n'est pas beau et ça ne marchera pas. "Apicophile", pourquoi pas, mais mon amie et moi-même avons l'intuition que ce n'est pas encore la bonne formule. Alors, la nature ayant horreur du vide, Anne a décidé que le mot magique, il fallait l'inventer. Et comme le substantif latin Melis signifie "petite abeille" (désignant donc l'abeille ouvrière), et le grec "Phileô", "aimer, être amateur de, avoir de l'affection pour...", c'est donc par une hybridation tout à fait naturelle et courante en Français, que le néologisme "méliophile" est sorti du néant! Eh bien, désormais, un amoureux des abeilles, qu'il soit apiculteur ou seulement défenseur de leur cause, nous l'appellerons "méliophile", propageant ce mot de passe comme la plus douce des épidémies afin qu'il soit reconnu par les lexicographes de tous les points de la francophonie. Parmi les actions concrètes à mettre en œuvre pour contribuer à la sauvegarde de l'espèce Apis Melifera, nous avons fait le choix de parrainer une ruche via le site "Un Toit pour les Abeilles", (c'est pour faireconnaître cette démarche que je propose aussi ce message à votre bienveillance). Vive les abeilles, et vive les... méliophiles!

  • Pas mal ce parrainage de ruche, j'y lis qu'une ruche peut être parrainée jusqu'à 840€ par année !

    Malheureusement je n'ai pas trouvé l'endroit où il faut s'inscrire en tant qu'apiculteur.

    Plus localement et moins cher, je propose à mes lecteurs du Valais central de parrainer une ruche en l'installant dans leur jardin.

    Mais SURTOUT, je demande à tous d'arrêter totalement les insecticides, ou au moins de faire très attention au dosage et à l'application (loin des fleurs !!!). L'année passée une ruche a ramené de grosses quantités de pollen qui a ensuite été éjecté de la ruche, ainsi que des centaines d'abeilles mortes. Et à mon avis, cette intoxication n'est pas due aux agriculteurs, mais probablement à des particuliers.

  • Bonjour,
    Pour cela, je pense qu'il vous faut entrer en contact avec l'équipe du site, une page présentant celle-ci, ainsi qu'une page de contact, existent sur le site. Je ne crois pas me tromper en vous disant que vous serez sûrement très bien accueillis... et ce serait un honneur pour les méliophiles que nous sommes, d'apprendre que notre petite action de "bouche à oreille" électronique ait pu amener ne serait-ce qu'un apiculteur à se joindre au réseau de cette initiative qui le mérite bien! Quand on est aveugle comme c'est le cas de nous deux (je communique avec vous par le biais d'un ordinateur adapté à la déficience visuelle), qu'on habite un appartement en ville et qu'on n'a par conséquent pas de jardin, et qu'on revendique le droit, comme les autres, d'apporter "la part du colibris" à la sauvegarde des abeilles, on fait connaître ce genre de projet après l'avoir découvert soi-même. Ce n'est pas grand-chose, mais les gouttes d'eau que nous jetons sur le feu dévastateur déclenché par ces saletés de produits chimiques (passez-moi l'expression), contribuent à la mesure de ce qu'elles sont, à en limiter les effets... souhaitons-le en tous cas.

  • Je ne comprends pas l'interêt du parainnage par rapport à acheter du miel chez un apiculteur bio ...

    Sympa la topbar hive, tu l'as testée ou pas encore ?

    j'aimerai en faire une chez une, et aussi un modèle bonfils, un modèle maurice chaudière, et un modèle gilbert veuille (c'est plus pour le fun et la pédagogie et la pollinisation que pour le miel)

  • Bonjour,
    Tout simplement, je dirais que l'un n'empêche pas l'autre! Si nous sommes 10 à parrainer une ruche, nous avons certes 6 pots de miel chacun, mais le parrainage ne consiste pas d'abord à "acheter du miel", mais à faire qu'une ruche puisse vivre grâce à soi. C'est seulement en échange que nos p'tites abeilles nous donnent leur miel. J'irai même jusqu'à vous dire qu'étant citadine et dans l'impossibilité (vous savez maintenant pourquoi) de m'improviser apicultrice, j'aurais parrainé quand bien même il n'y aurait pas eu les 6 pots de miel en "récompense" si on peut ainsi dire les choses. Du reste 6 pots de miel ne suffisent pas, loin de là, à couvrir ma consommation annuelle. Alors, non pas parrainage ou apiculteur bio, mais... les deux mon capitaine, du moins en ce qui me concerne. Quant à la barre d'outils "ruche" (en Français dans le texte depréférence), je ne l'utilise pas car les barres d'outils ne sont pas accessibles à l'adaptation que je dois utiliser pour me servir de l'ordinateur. Ce n'est pas propre à la vôtre, cela concerne les barres d'outils en général. Moins j'en ai, mieux s'en porte mon logiciel de lecture d'écran. Voilà, vous savez tout... ou presque. Que vivent nos chères abeilles !

  • Toujours pas convaincu,

    ça va ajouter une lourdeur administrative, rajouter des maillons dans la chaine alors que ça peut être très simple de trouver un apiculteur.
    Je ne comprends pas l'interet non plus de payer plus cher pour avoir moins de miel, alors qu'on ne sait pas si les conditions d'élevage sont meilleurs que chez un bio.
    Pour aider les abeilles, ont peu aussi semer des fleurs mellifères, installer des ruches de sauvegarde, même sur le toit des immeubles.

    Le seul interet que je vois à cette entreprise, c'est de permattre à veolia et leroy merlin de se faire une belle image, vu les pubs qu'il y a en page d'accueil

  • Re-bonjour,
    Ce sera ma dernière intervention sur le sujet. Compte tenu du fait que j'habite une HLM, si vous me fournissez les arguments propres à convaincre l'Office Départemental de l'Habitat (en l'occurrence mon bailleur), du département où je réside, de braver les préjugés imbéciles de la population au sujet de nos bien-aimées abeilles, je vous promets que j'entre immédiatement en contact avec eux. Je rêve effectivement d'avoir une ruche sur le toit de mon immeuble, d'autant qu'Homo Sapiens Sapiens dans sa folie, a réussi à faire que notre amie Apis Melifera soit globablement plus heureuse en ville qu'à la campagne. Si l'opération, par ailleurs, n'avait pour seule finalité que de permettre à de grandes entreprises de soigner leur image, j'imagine qu'elle ne serait pas proposée aussi aux particuliers dont je suis, et n'aurait pas connu un tel succès... Enfin, il y a des apiculteurs bio dans le réseau, la visite des ruches de certains des abonnés denotre fil Twitter m'a permis de le vérifier, certains ont le label AB, et d'ailleurs j'ai peine à imaginer un apiculteur demandant à être intégré à cet initiative et qui n'aurait pas la cohérence de faire que ses colonies ne respectent pas au moins un certain cachier des charges. Sans compter que vous avez beau, vous, produire bio, vous n'empêcherez hélas jamais les détestables produits utilisés dans votre environnement, de contaminer votre air, vos sols... et malheureusement aussi vos petites protégées. Je me réjouis, cela dit, que vous n'ayez pas trop de pertes cette année, je vous en souhaite de même pour celles à venir. Notre apicultrice, dans les Vosges, semble avoir été moins chanceuse, raison de plus pour moi de continuer à la soutenir.

  • La rûche kenianne est intéressante, et semble plus simple à fabriquer que la warré... As tu utilisé un plan pour la construction ? si oui, aurais-tu un lien à partager ou une référence bibliographique ?

    Merci d'avance :)

    (Imago: ajouté à la fin du billet.)

  • Salut, depuis 2011 y a il des nouveauté sur tes abeilles?

    Car je suis également dans le valais central et je cherche quelqu'un qui pourrais me "guider" dans les première étapes de la vie d'apiculteur.

    Pour ma part et après quelques recherche je pensais partir sur une warré (vitrée pour les observations pour apprendre et découvrir avec mes enfants).

    Merci d'avance pour ta réponse

  • J'ai testé la ruche horizontale en 2011 (ou 2012) mais les abeilles n'ont pas survécu. La ruche est intéressante, agréable à manipuler mais elle n'est pas adaptée, dans sa version originale, à une lutte efficace contre le varroa. Je n'ai malheureusement pas encore eu le temps de réaliser les modifications.
    Mon objectif est de tester 2-3 ruches, car vu les pertes régionales, avec une seule il y a au moins 1 chance sur 3 pour qu'elle ne survive pas, c'est trop.
    Quant à mes Warré, j'en ai plus qu'assez que je n'utilise pas, et que je ne vais pas utiliser. Je ne suis pas convaincu par leur utilisation à l'endroit où j'habite.

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