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30 septembre 2011

Le dessous du pic pétrolier

Une excellente présentation sur le pic pétrolier.


J'en profite pour résumer la situation.

  1. Le prix du pétrole est haut et reste haut, à des niveaux équivalents à la crise pétrolière des années 70, à la différence qu'à cette époque il n'y avait pas de problèmes de production (graphique)
  2. Malgré ce prix élevé, la production mondiale stagne, commence même à baisser (graphique)
  3. Une partie de ce prix est du à la spéculation et on peut expliquer la baisse de la production par une baisse de la demande due à la situation de crise actuelle
  4. La crise lybienne et le manque de sa production sur le marché a forcé les pays consommateurs a puiser dans leurs réserves stratégiques, les autres producteurs n'ayant pas pu augmenter suffisament leur production, malgré l'incitation que représente un prix élevé
  5. La course aux autres sources (pétrole profond, gaz des schistes, pétrole arctique) continue malgré les dangers environnementaux et les coûts élevés
  6. Une récente déclaration de Shell affirmant qu'il faudrait mettre en ligne l'équivalent de 4 Arabie Saoudite dans les 10 ans pour compenser le déclin

Le pic pétrolier a ses détracteurs, et aussi des intéressés, mais il y a là un faisceau de faits qui me semblent clairement confirmer que pour un mélange de raisons géologiques, économiques et politiques, le pic pétrolier est bien là.

On ne le répètera jamais assez :

  1. Nous n'avons consommé qu'à peine 10% des réserves ultimes, ce que le pic pétrolier signifie c'est que nous avons par contre consommé la moitié des réserves faciles à exploiter.
  2. Notre système économique global nécessite 1 baril par seconde pour fonctionner, il faut produire vite. 
  3. Ce qui compte, en particulier pour les pays non producteurs, c'est plus la quantité de pétrole exportée que la quantité produite, or les exportations peuvent baisser vite.

Cela signifie concrètement qu'à partir de maintenant, une offre déclinante et une demande croissante vont pousser les prix vers le haut. De l'énergie plus chère ou plus rare, cela signifie :

  • moins de production industrielle
  • moins de transports
  • moins de nourriture
  • moins d'eau
  • plus de conflits

Le plus grave est certainement que le charbon, terrible pollueur, représente une alternative bon marché au pétrole, en particulier pour la production d'électricité.

A terme, le monde redeviendra plus grand, et peut-être plus beau si nous parvenons à faire la transition vers une nouvelle forme de société.

10:08 Publié dans Energie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pic pétrolier

Commentaires

Salut,

est-ce que tu t'es penché sur la génération d'agro-carburant sous forme d'alcool (éthanol ?) dans le cadre d'un design permaculture, pour une production pour la ferme ou échelle locale ?

Ca a un peu buzzé dans le microcosme perma, avec notamment un bouquin (http://permaculture.com/), mais perso je n'ai pas suivi ça de près.

Écrit par : Nicollas | 02 octobre 2011

Non, je n'ai jamais vraiment considéré cette option.

Avec la biomasse de surface il faudrait produire de bois de chauffe et d'oeuvre, produire du compost, produire du paillage et certainement encore d'autres choses en plus de la nourriture.

Selon le site en lien, on pourrait produire de l'alcool à base de donuts, de tontes de pelouse et d'algues marines. N'ayant ni les donuts ni les algues, il ne me reste que la pelouse.

La possibilité de transformer la pelouse en alcool devrait en intéresser plus d'un, tant le moyen de disposer des tontes est une question récurrente à mon cours de compostage.

Je demande à voir, peut-être que c'est possible avec des hectares de zone 5 ou des tonnes de fruits tombés au sol, mais avec les climats et les tailles de terrain par ici, ce qui resterait d'alcool (non bu) ne devrait pas permettre de faire beaucoup de kilomètres.

J'ai vu des villages en Inde qui produisaient leur propre méthane, mais c'était juste pour alimenter leurs gazinières de cuisine. On pourrait envisager de produire de l'alcool pour faire fonctionner le tracteur collectif lorsque c'est absolument nécessaire, je doute qu'on puisse en faire assez pour l'utilisation habituelle d'aujourd'hui.

Écrit par : imago | 02 octobre 2011

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