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Déclin et chute de la civilisation industrielle

Billet paru originellement sous le titre « A Pink Slip for the Progress Fairy » par John M. Greer sur son blog « The Archdruid Report[1] », le 22 octobre 2014.

Je sais très bien que beaucoup de gens pensent qu’une telle chose ne peut se produire, que le progrès a été rendu irréversible par la science, la technologie ou d’autres facteurs. Je suis aussi conscient que beaucoup de gens estiment que le progrès n’est peut-être pas encore irréversible mais qu’il le sera avec un tout petit effort. Ces affirmations sont, et je suis charitable, simplement basées sur la foi. Faire des généralisations sur un échantillon unique, et dont le processus est encore en cours, est un procédé scientifique déplorable. Insister sur le fait que, cette fois-ci, la loi des rendements décroissants[2] sera suspendue pour nos beaux yeux est l’antithèse de la science. Cela reviendrait à considérer le progrès comme une sorte de fée bienveillante sur laquelle on pourrait toujours compter pour donner un petit coup de baguette magique pour nous donner un futur merveilleux, tout simplement parce qu’on le voudrait.

L’objection plus que familière qui consiste à dire « mais c’est différent cette fois-ci » est populaire et rassurante mais elle ne compte pas. Bien sûr que c’est différent cette fois-ci, mais ça l’était également toutes les autres fois. Les civilisations néolithique limitées à une seule vallée et les empire continentaux avec des maîtrises technologiques ont tous décliné et chuté plus ou moins de la même manière et pour des raisons similaires. Nous flattons notre ego à nous considérer comme les chéris du destin, nous croyons que la fée du progrès nous a promis un futur glorieux dans des étoiles lointaines et même que la mission de l’humanité est de peupler la galaxie. Mais ce sont des affirmations basées sur la foi et il est somme toute assez impressionnant de voir tant de gens prétendant avoir dépassé la théologie qui s’accrochent à des concepts aussi religieux que la mission ou la destinée de l’humanité.

Dans le monde réel, lorsque les civilisations épuisent leurs ressources et perturbent les cycles écologiques qui les supportent, elles chutent. Il faut compter entre un et trois siècles en moyenne pour que la chute se réalise. Et non, les grandes civilisations complexes ne chutent pas sensiblement plus rapidement, ou lentement, que les plus petites et plus simples. Ce n’est pas non plus un déclin linéaire : la fin d’une civilisation est un processus fractal composé de crises à plusieurs échelles spatiales et temporelles différentes, avec des conséquences tout aussi différentes. Une réaction efficace peut faire gagner un temps de répit, une réaction moins efficace peut mener à la disparition de choses qu’on pensait acquises. Tôt ou tard, une crise de trop submerge les dernières défenses et la civilisation s’écroule, laissant quelques-uns de ses restes épars qui vont encore se démener et luire un instant avant que la longue nuit ne tombe.

L’historien Arnold Toynbee, dont l’étude de l’émergence et la chute des civilisations est la plus détaillée et la plus pertinente en ce qui nous concerne, a montré un rythme récurrent dans ce processus. Les civilisations déclinantes oscillent entre des périodes de crise intense et des périodes de calme relatif, chacune de ces périodes durant entre quelques décennies à plusieurs siècles, le tempo étant défini par la vitesse du déclin sous-jacent qui varie de cas en cas. Il a découvert que la plupart des civilisations passent à travers trois cycles et demi de crises et stabilisations, la dernière moitié étant bien sûr la crise finale après laquelle il n’y a plus de récupération.

C’est globalement le modèle que j’applique à notre futur. Un détail que la plupart des gens ne réalisent pas, c’est que nous n’attendons pas le premier de ces trois cycles et demi mais que nous attendons le second.

Le premier a débuté en 1914 et s’est terminé vers 1954, mis en branle par le déclin de l’Empire Britannique et l’effondrement de la domination européenne sur le globe. Durant les quarante années entre Sarajevo et Diên Biên Phu, le monde industrialisé a été pilonné par la première guerre mondiale, la pandémie de la grippe espagnole, la grande dépression, des millions de meurtres politiques par les gouvernements nazis et soviétiques, la deuxième guerre mondiale et la fin des empires coloniaux à travers la planète.

Ce fut la première crise dans le déclin et la chute de la civilisation industrielle. La période de 1945 à nos jours fut le premier intervalle de stabilité et de récupération, qui fut fait encore plus prospère et expansif que tout autre exemple de notre espèce par l’exploitation forcenée du pétrole et des autres combustibles fossiles et par un boom technologique correspondant. Nous en sommes au point où les réserves de pétrole s’amenuisent, la capacité de la planète à absorber le dioxyde de carbone et autres polluants se heurte à des limites inexorables et une pléthore de signaux de crises imminentes tournent au rouge et tout pousse à croire que la prochaine période de crise n’est pas éloignée.

Il est toutefois difficile de déterminer ce qui va provoquer la prochaine crise. Durant les années qui ont précédé 1914, de nombreuses personnes ont senti que la situation était explosive, qu’une guerre européenne générale menaçait, mais personne ne prévoyait que le déclencheur serait l’assassinat d’un archiduc autrichien dans les rues de Sarajevo. Personne n’a vu venir la révolution russe, la marche vers Rome, le crack de 1929, Staline, Hitler, Pearl Harbour, Auschwitz ou Hiroshima, peu ont même imaginé que des événements de ce genre allaient se produire.

Il est donc impossible d’essayer de prévoir le détail du futur de la société industrielle. Il est par contre tout à fait possible d’en tracer les grandes lignes. L’histoire peut nous dire beaucoup de chose sur ce qui se produit lorsqu’une civilisation commence sa longue descente[3] vers le chaos et la barbarie, et il n’est pas difficile d’en tirer des généralités. Je n’ai pas la prétention de dire que les événements qui sont décrits par la suite vont se produire, mais je m’attends à ce que des choses similaires se produisent, les leçons de l’histoire ne permettent pas d’en dire plus.

Ceci étant dit, voici un descriptif narratif du genre de futur qui nous attend.

La seconde vague de crises débuta avec la pandémie Ebola qui émergea d’Afrique de l’Ouest au début de 2014[4]. Les efforts pour contrôler l’épidémie dans sa phase initiale furent ineffectifs et largement sous-financés. Dès le début 2015, les premiers cas apparurent en Inde, en Egypte et dans les Caraïbes. De là, la pandémie put se propager dans le reste du monde. En août 2015, un premier vaccin passa les tests cliniques mais la production de masse et la distribution durent faire face à une pandémie à propagation rapide et ce n’est qu’au début 2018 que la pandémie fut finalement maîtrisée partout dans le monde. A ce stade, 1.6 milliard[5] de personne avaient succombé à la maladie et 210 millions étaient mortes suite à l’effondrement des circuits de distribution de nourriture et de soins dans de vastes zones du Tiers Monde.

La lutte contre Ebola fut encore compliquée par la dépression économique globale qui avait lieu depuis 2015 suite à l’éclatement de la bulle des gaz de schiste et l’effondrement de l’industrie du voyage et du tourisme à cause de la pandémie. Les marchés financiers avaient pu être stabilisés par de vastes injections de dettes étatiques, comme ils l’avaient été suite à la crise de 2008, mais l’économie réelle des biens et des services ne pouvait être si facilement manipulée. Le chômage prenait l’ascenseur, les revenus fiscaux plongeaient et plus d’une dizaine de nations firent faillite. Les politiciens affirmaient, comme ils le faisaient depuis une décennie, qu’il fallait donner plus de liberté aux riches pour relancer la prospérité. Leur inaptitude à entreprendre des actions constructives pava la route de l’acte suivant de cette tragédie.

Les premiers partis néo-fascistes furent fondés en Europe avant la fin de la pandémie et prospérèrent rapidement durant les années de dépression. En 2020 et 2021, les néo-fascistes prirent le pouvoir dans trois pays européens avec des programmes anti-immigration, anti-européens et anti-bancaires. Leur succès fit des émules à divers endroits. Mais même ainsi, l’émergence des néo-fascistes du Parti Populaire Américain (PPA) comme force principale aux élections US de 2024 prit tous les observateurs de court. Et quatre ans plus tard, le PPA annula les élections et passa de force des lois qui reléguèrent le Congrès à un corps consultatif et instaurèrent un gouvernement par décrets présidentiels. Pendant ce temps, alors que de plus en plus de pays européens adoptaient le néofascisme, l’Europe se scindait en en blocs hostiles pour finir par la dissolution de l’Union Européenne en 2032 et la Guerre Européenne de 2035-2041.

Pendant que la guerre éclatait en Europe, la popularité du PPA avait nettement chuté suite aux troubles économiques récurrents et des révoltes contre le nouveau régime éclatèrent dans le Sud et dans l’Ouest montagneux. Les efforts anti-insurrectionnels ne s’avérèrent pas plus efficaces qu’en Irak ou en Afghanistan. Durant la décennie qui suivit, la plupart des états US firent faillite. En 2046, après que le régime eut utilisé des armes nucléaires tactiques contre trois villes aux mains des rebelles, une fraction dissidente de l’armée US lança une attaque nucléaire contre Washington CD, mettant ainsi fin au régime du PPA. Les tentatives pour restaurer un gouvernement fédéral échouèrent et ce qui était les Etats-Unis d’Amérique se scinda en sept nations.

En dehors de l’Europe et de l’Amérique du Nord, les changements étaient moins dramatiques, hormis la guerre civile iranienne de 2027-2034 et la guerre sino-japonaise de 2033-2035. La plupart des pays du Tiers-Monde était encore sous le choc de la pandémie Ebola et la population mondiale continuait de décliner en conséquence de la crise économique et des effets à long terme de la pandémie. Vers 2048, approximativement 15% de la population mondiale vivait dans une zone qui n’était plus sous le contrôle d’un état nation.

Les années 2048 à 2089 furent une période de paix relative sous l’hégémonie globale chinoise. Le chaos des années de crise avait permis d’éliminer beaucoup d’habitudes dispendieuses comme l’automobile individuelle ou les déplacements de masse en avion. Les énergies renouvelables complétées par ce qui restait de production de combustible fossiles permettaient de subvenir aux besoins d’une population globale réduite et moins extravagante. Le niveau des océans avait commencé à monter inexorablement durant les années de crise mais ironiquement, les efforts pour la relocation des ports et des cités côtières permirent de réduire le chômage dans les années 2050 à 2060 et amenèrent une prospérité relative aux classes ouvrières. Une élévation constante des prix de l’énergie conduisirent à la dés-automatisation de plusieurs industries avec des effets similaires.

Le rythme du changement climatique s’accéléra en conséquence des émissions de CO2 dues à l’utilisation effrénée de combustibles fossiles durant les années de crise. La banquise arctique s’effondra. Les récoltes devinrent imprévisibles partout dans le monde. Le Sud-Ouest américain fut frappé par une sécheresse telle que les populations durent émigrer, rendant de facto ces régions sans état. Le même processus déstabilisa la quasi-totalité du Moyen Orient et du Sud de l’Asie, préparant ainsi le terrain pour une nouvelle crise.

Les niveaux de population se stabilisèrent durant les années 2060 à 2060, puis se contractèrent à nouveau. Le coupable était encore une fois la maladie, mais cette fois de toute une gamme de pathogènes. L’expansion des maladies tropicales dans les régions auparavant tempérées, la propagation de la résistance aux antibiotiques à quasiment toutes les bactéries pathogènes et les immenses dommages causés aux infrastructures de santé durant les années de crise furent les principaux moteurs de ce changement. Les premières migrations de réfugiés climatiques ont également contribué à la propagation de ces maladies et aux disruptions qu’elles entraînèrent.

La décennie avant 2089 fut un temps de nouveaux troubles, avec des tensions politiques opposant la Chine et ses principaux alliés (Australie et Canada) et l’Union Sud-Américaine (formée par le traité de Montevideo en 2067 entre l’Argentine, le Chili, l’Uruguay et le Paraguay), ainsi que des insurrections en Europe Orientale qui préparaient le terrain à une seconde guerre européenne. Les troubles économiques causés par des récoltes désastreuses à répétition en Amérique du Nord et en Chine mettaient encore plus de pression et le résultat fut que personne, à part les scientifiques, ne remarqua ce qui se passait au Groenland avant qu’il ne soit trop tard.

L’effondrement de la calotte glaciaire du Groenland qui débuta à l’été 2089 porta un coup fatal à une civilisation déjà exsangue. Les eaux des fontes qui se déversaient dans l’Atlantique Nord perturbèrent la circulation thermohaline, le principal moteur des courants océaniques, provoquant des modifications drastiques du climat presque partout dans le monde, sans compter la hausse du niveau des océans. Alors que ces tendances se renforçaient, des réfugiés climatiques fuyaient les sécheresses, les inondations et la famine dans toutes les directions susceptibles de permettre la survie, une promesse rarement tenue. Les nations qui ouvrirent leurs frontières s’effondrèrent sous l’influx de millions de migrants affamés, celles qui tentèrent de fermer leurs frontières se retrouvèrent en guerre avec des populations entières en mouvement, souvent armées avec les armes des armées d’avant la crise.

L’impact final du désastre du Groenland mit du temps à apparaître, mais le choc initial des perturbations météorologiques fut suffisant pour provoquer la seconde guerre européenne de 2091 à 2111. La Guerre de Vingt Ans, comme elle fut appelée, poussa la plupart des nations européennes contre les autres dans ce qui commença comme une bataille pour le contrôle pour finir par une bataille pour la survie. Alors que les combats faisaient rage, des fractions parmi les plus importantes s’avérèrent être des troupes de mercenaires du Moyen-Orient et d’Afrique. La défaite finale de l’alliance Franco-suédoise en 2111 mit fin à la guerre mais l’Europe n’était plus qu’un champ de ruine incapable de contenir la marée humaine en provenance des régions dévastées du Sud et de l’Est.

Ailleurs, les migrations et les changements climatiques catastrophiques firent chuter la plupart des nations d’Amérique du Nord, tandis que la Chine se dissolvait dans une guerre civile. L’Australie et l’Union Sud-Américaine bénéficièrent tous deux d’un accroissement des précipitations et purent survivre à la première vague de troubles plus ou moins sans dommages, mais durent faire face à des invasions répétées de migrants armés dans les décennies qui suivirent. Aucune ne succomba mais la plupart des ressources furent allouées à la lutte pour la survie.

Les historiens qui tentent de retracer le cours des événements mondiaux sont gênés par les archives éparses et fragmentées, car non seulement plusieurs états-nations et leurs institutions avaient disparu, mais même l’alphabétisation avait disparu de plusieurs régions. Aussi longtemps que les migrations continuèrent, l’établissement était impossible à proximité des principaux corridors migratoires. Ailleurs, les migrants et les locaux s’accordèrent ou se combattirent jusqu’au modus vivendi, ou s’exterminèrent. La violence, la famine et la maladie réduisirent la population mondiale à moins de deux milliards[6].

Vers 2160, les migrations de masse s’étaient pratiquement terminées et une stabilité relative s’installa dans la plupart des régions de la planète. L’Union Sud-Américaine était devenue la puissance mondiale dominante, malgré que sa portée internationale fût limitée par une modeste marine côtière et des alliances avec une douzaine de pays qui existaient encore.

Le manque critique de ressources non renouvelables fit de la récupération une des rares industries croissante de cette période. Un récupérateur-marchand entreprenant qui savait négocier les restes de technologie des villes abandonnées avec les villageois et nomades des zones sans état pouvait devenir riche en un seul voyage.

Aussi importantes qu’elles étaient, ces technologies récupérées n’étaient accessibles qu’à une minorité. L’Union et quelques rares nations conservaient encore des restes d’armée de l’air opérationnelle, le trafic maritime était à nouveau assuré par des grands voiliers, et le transport par chariot tracté par des chevaux devint le mode standard de transport terrestre dans les régions éloignées du chemin de fer. Les communications par radio avaient depuis longtemps remplacé les derniers tronçons d’Internet et le réseau électrique n’existait plus que dans les villes. Il ne restait plus beaucoup de monde pour se souvenir des technologies avancées développées il y a 150 ans.

Néanmoins, l’ère de la suprématie de l’Union n’avait était qu’un instant de calme, rendu possible par l’effondrement de la vie communautaire dans les zones sans état. Au fur et à mesure qu’elles se remettaient des périodes de migration, le contrôle de la récupération passa dans les mains de seigneurs de guerre locaux, et les fragiles économies des états-nations en souffrirent. Les rivalités pour l’accès aux sites de récupération encore disponibles provoquèrent des tensions entre l’Union et l’Australie et mena au dernier acte de la tragédie.

Celle-ci débuta avec la Guerre du Pacifique entre l’Union et l’Australie qui éclata en 2238 et ravagea les économies des deux pays. Après la bataille catastrophique de Tahiti en 2241, le contrôle de l’Union sur les routes maritimes devint une chose du passé. Le commerce maritime s’effondra sous la pression de la piraterie, forçant chaque région à ne survivre avec des ressources limitées et déstabilisa les zones sans état qui étaient devenue dépendantes du commerce de la récupération. Même les nations qui avaient conservé les structures sociales de l’ère industrielle se transformèrent en sociétés rurales où toute l’économie était locale et toute technique fabriquée à la main.

Le traité de paix de 2244 n’offrit qu’un bref répit : l’Australie affaiblie fut renversée par les armées de Malik Ibrahim après la bataille de Darwin en 2251, et l’Union se fragmenta suite au coup d’état de 2268 et la guerre civile qui suivit. Les deux nations étaient devenues trop dépendante des technologies récupérées d’un autre temps[7]. Le futur appartiendrait aux nouvelles cultures qui émergeraient à divers endroit, dont les forgerons apprendraient à transformer les déchets métalliques arrachés aux cités en ruine en armes à feu, en turbines à vent, en moteurs à alcool et en moteurs pour actionner des véhicules aériens ultralégers[8]. La première civilisation globale se terminera et sera suivie par un premier âge des ténèbres global, et il faudra bien quatre siècles avant qu’une société assez stable puisse fournir les agréments d’une civilisation.

Traduction février 2015



[1] http://thearchdruidreport.blogspot.com/2014/10/a-pink-slip-for-progress-fairy.html

[2] Cette loi dit que plus l’investissement total croît, le retour sur investissement décroît

[3] Longue descente est un terme cher à Greer dont le livre le plus important s’intitule « The Long Descent ». Il y insiste sur le fait que la chute d’une civilisation n’est pas un processus rapide comme l’imaginent les plus pessimistes.

[4] Pour rappel, le texte a été écrit en octobre 2014

[5] À la même époque, la grippe espagnole aurait fait 385 millions de morts, la peste noire aurait fait entre 2.1 et 3.5 milliards de morts. Le chiffre de 1.6 milliard est donc plausible.

[6] Ce qui correspond à la population du début du XXème siècle.

[7] Comme beaucoup de nations sont actuellement dépendante d’énergies produites dans un autre temps.

[8] Des dirigeables ?

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Commentaires

  • Le début de la phase II commence par une aggravation de la pandémie Ebola. Ce scénario peut faire sourire quand on pense aux annonces optimistes de vaccins et traitements dès la fin 2014. Ceci ne change en rien à la pertinence du propos : ce n'est qu'un scénario illustratif, si ce n'est pas Ebola ce sera une autre maladie, ou une catastrophe naturelle, ou autre chose.

    L'affaire Ebola n'est toutefois pas terminée, comme le rappelle cet article : http://www.mondialisation.ca/les-pays-accables-par-ebola-maintenus-dans-lesclavage-de-la-dette/5434432
    La situation pourrait s'aggraver, ou s'améliorer, mais dans les deux cas, les pays concernés en sortiront affaiblis et pourront faire le terreau d'une nouvelle catastrophe.

  • "Et quatre ans plus tard, le PPA annula les élections et passa de force des lois qui reléguèrent le Congrès à un corps consultatif et instaurèrent un gouvernement par décrets présidentiels." Hum... pas besoin d'attendre en 2024 avec un parti néo-fasciste qui prend le pouvoir.

    L'administration Obama a déjà donné des pouvoirs despotiques au Président et réduit les pouvoir du Congrès à pas grand chose, et l'État Américain est essentiellement néo-facsiste par ses mesures de flicage paramilitaire systémaque, un pouvoir médiatique et corporatif centralisé, la banalisation de la violence policière aggressive, sa totale négation des libertés civiles et sa multiplication de prisons. Puis y a aussi un "retour" évident du racisme meurtrier au sein de la police. C'est comme... y a pas besoin qu'un parti National-Socialiste prenne le pouvoir aux USAs. Tout le Quatrième Reich a déjà pas mal été concrétisé.

    La possibilité d'un conflit nucléaire est aussi pas mal plus proche que 2046... beaucoup plus proche.

    En gros c'est quand même intéressant à lire en tant que délire d'anticipation politique, les projections futures de la politique-fiction sont souvent qu'un miroir pour faire réaliser un contexte actuel.

  • Il ne faut pas prendre ça comme une anticipation ou une prévision politique. Ce n'est qu'une fiction qui montre UN scénario possible d'effondrement de notre société. Ce que veut montrer l'auteur est que ça ne va pas se faire du jour au lendemain, que tout est possible et que les forces principales qui agissent sont la fin du pétrole et le changement climatique.

  • Le calcul de 3 cycles et demi me fait penser aux trois semaines et demi du prophète Daniel dans l'AT.
    Selon le calcul que je ferais nous pourrions être maintenant au début de la demi semaine fatidique.
    Ceci avant l'affrontement de Gog et Magaog.
    J.Favre

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